Kerkennah: les chantiers traditionnels du vieux port d’El Attaya

A l’extrémité Sud-Est de l’archipel des Kerkennah, sur le vieux port d’El Attaya, au bout de l’île Chergui, naissent floukas, loudsos et babours. Ainsi, est encore perpétué un savoir-faire partie intégrante du patrimoine vivant d’un haut lieu de la voile de travail en train de disparaître. Sur moins d’un kilomètre de long, il est possible de découvrir un des trésors de la charpenterie de marine traditionnelle en une succession de trois chantiers: celui de Zouhir Chelly, celui de Mouldi Arous et, enfin, celui de Fathi Arous. Nombre d’éco-musées rêveraient de présenter, en tant que reconstitution, un aussi remarquable témoignage.
Mais ici, point de mise en scène. L’activité est authentique. Les sonorités, les couleurs, les senteurs boisées et les formes ravissent les sens alors que l’arrière-plan est illuminé par le miroitement d’un plan d’eau étincellant animé par le mouvement des embarcations. Affairées, elles partent vers le large ou rejoignent la grève ainsi que la scala, qui pointe vers l’île solitaire de Gremli et dont les palmiers épars se découpent sur l’horizon.

Osez la photographie Noir et Blanc

Il est probablement inexact de dire que seule la photographie en noir et blanc serait artistique. Après-tout, l’expression monochrome chemine avec celle en couleur depuis la préhistoire, y compris chez les peintres les plus admirés. Le noir et blanc continue à être, néanmoins, apprécié car il simplifie l’image en se concentrant sur le message, les formes, la lumière, les expressions et les regards. L’œil n’est pas distrait par les couleurs, particulièrement lorsque celles-ci entrent en conflit. Certaines images ne peuvent donc exister que dans un rendu monochrome. C’est, là aussi, la force de ce procédé.

Comment la Sibérie fut-elle une initiation au portrait?

Dans un précédent article, j’ai présenté comment l’immensité sibérienne m’a transformé de l’état de voyageur photographe en celui de photographe voyageur. Ici, je vais expliquer pourquoi cette contrée m’a conduit à devenir un photographe portraitiste. Voilà, une conséquence inattendue de cet endroit du monde si austère mais si accueillant, une des dernières vraies et attachantes terres d’aventure.
Ce texte est le troisième récit de mon parcours photographique, réalisé par des chemins de traverse.

Quand et comment l’heure bleue m’a-t-elle possédé?

On me demande, parfois, pourquoi et comment je serais devenu un photographe de « l’heure bleue ». En réalité, j’y ai été poussé par les circonstances et les opportunités. Il s’agit d’ une aventure et d’une recherche solitaires que j’ai menées sans même avoir réellement conscience d’entrer dans une discipline particulière. Ce récit est la deuxième partie relative aux chemins de traverse de mon parcours photographique.

Voyages, comment l’appareil photo a-t-il pris le pouvoir ?

Voici une histoire à la fois ordinaire et inhabituelle. Je vais vous raconter comment l’appareil photo, qui n’était envisagé que comme un accessoire de voyage, est devenu le décideur de voyages ultérieurs. La raison en est la découverte de la prodigieuse immensité sibérienne. Il s’agit de la première partie d’un récit concernant les chemins de traverse de mon parcours photographique.

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